MONDES ACIDULÉS AU BORD DE LA BASCULE • Vertige existentiel & Culture Pop
Biographie
Sophie-Gaëlle Martin, ou Sofigael M., est une artiste contemporaine française pluridisciplinaire, peintre, créatrice visuelle et poète. Elle associe un langage visuel surréaliste et symboliste à l’approche critique de la figuration narrative. Couleurs acidulées, références à la Pop culture et humour noir caractérisent son exploration de l’angoisse existentielle. Elle fige, à travers des récits doux-amers, le point de bascule des drames intimes et des catastrophes collectives, et interroge les mécanismes d’aliénation sociale ainsi que le déni face aux crises et aux bouleversements écologiques. Son travail a été distingué sur la scène internationale : en 2026, elle est sélectionnée sur la longlist du concours international ArtEvol 2026, "A View from Everywhere" ; en 2025 et 2026, elle est finaliste et demi-finaliste du Tartget Painting Prize ; elle a également reçu à deux reprises le Certificat de mérite artistique du Luxembourg Art Prize, en 2024 et en 2025. Son œuvre a par ailleurs fait l'objet de publications dans les revues d'art Nevadart, ArtMajeur Magazine et Obscyra. Elle a également été sélectionnée pour publication dans le numéro Hiver 2026 d’ART SEEN Magazine, édité par The Curator’s Salon.
Démarche artistique
Dans la lignée de la figuration narrative, mes peintures à l’huile, critiques sociales teintées d’humour noir, sont nourries par la pop culture et les codes graphiques des années 1970-1980. « Plus rien ne sera jamais comme avant. » À travers des scènes douces-amères aux couleurs acidulées, mêlant surréalisme et symbolisme, j’explore les angoisses existentielles et je fige le point de bascule des drames intimes ou des catastrophes collectives. Face aux tragédies qui les accablent, mes héroïnes et héros opposent moins une révolte qu’une résistance silencieuse : une certaine désinvolture, un charme insolent, un panache hérité du « No Future » de la seconde partie du 20e siècle. Dans la série « Utopies extrasolaires » et sa sous-série « Nebula Bay », j’explore des univers dystopiques nourris par la science-fiction et la cosmologie, sorte de Twilight Zone contemporaine, où l’exotisme n’est qu’un décor trompeur, dissimulant la catastrophe qui couve. L’écologie en forme le cœur thématique. Dans ma dernière série, les « Fractales sous contraintes surréalistes », c’est le retour sur Terre, une Terre qui déraille, peuplée de personnages tourmentés. J’examine la condition humaine et dépeins l’enfer existentiel d'individus au bord de la rupture, englués dans un quotidien répétitif et soumis à des contraintes absurdes. La géométrie de la série s'articule autour de lignes récurrentes (motifs muraux, carrelage, mobilier, balustrades, haies…), créant un sentiment d'enfermement autour des personnages, mais révélant aussi des pistes et des possibilités insoupçonnées. Par sa rigueur, elle offre un contrepoids ironique au chaos psychologique qui les submerge. Dominée par le bleu - un bleu d'une sobriété trompeuse, infiltré de rouge et chargé d'une violence latente prête à exploser -, la série transforme le foyer et les espaces domestiques, et par extension les relations intimes et familiales, en un territoire de tension où la réalité se fissure peu à peu, au rythme du délitement humain. En confrontant mes personnages à l'effondrement des structures systémiques ou psychologiques qui les maintenaient dans un certain état d'aliénation, je sonde la psyché humaine et sa quête de sens, explorant les distorsions cognitives et les états liminaux à la frontière entre fantasmagorie et réalité.

